lundi 8 juin 2026

"Robert le diable" poème de Louis Aragon mis en musique par Jean Ferrat et chanté par Allain Leprest.

 





                          


Tu portais dans ta voix comme un chant de Nerval
Quand tu parlais du sang jeune homme singulier
Scandant la cruauté de tes vers réguliers
Le rire des bouchers t'escortait dans les Halles
Tu avais en ces jours ces accents de gageure
Que j'entends retentir à travers les années
Poète de vingt ans d'avance assassiné
Et que vengeaient déjà le blasphème et l'injure
Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne
Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu'au bout ta propre prophétie
Là-bas où le destin de notre siècle saigne
Debout sous un porche avec un cornet de frites
Te voilà par mauvais temps près de Saint-Merry
Dévisageant le monde avec effronterie
De ton regard pareil à celui d'Amphitrite
Enorme et palpitant d'une pâle buée
Et le sol à ton pied comme au sein nu l'écume
Se couvre de mégots de crachats de légumes
Dans les pas de la pluie et des prostituées
Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne
Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu'au bout ta propre prophétie
Là-bas où le destin de notre siècle saigne
Et c'est encore toi sans fin qui te promènes
Berger des longs désirs et des songes brisés
Sous les arbres obscurs dans les Champs-Elysées
Jusqu'à l'épuisement de la nuit ton domaine
O la Gare de l'Est et le premier croissant
Le café noir qu'on prend près du percolateur
Les journaux frais les boulevards pleins de senteur
Les bouches du métro qui captent les passants
Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne
Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu'au bout ta propre prophétie
Là-bas où le destin de notre siècle saigne
La ville un peu partout garde de ton passage
Une ombre de couleur à ses frontons salis
Et quand le jour se lève au Sacré-Cœur pâli
Quand sur le Panthéon comme un équarissage
Le crépuscule met ses lambeaux écorchés
Quand le vent hurle aux loups dessous le Pont-au-Change
Quand le soleil au Bois roule avec les oranges
Quand la lune s'assied de clocher en clocher
Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne
Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu'au bout ta propre prophétie
Là-bas où le destin de notre siècle saigne

Ludovic Serrano chante l'idole des jeunes

 


<<Le 6 juin anniversaire de Johnny Hallyday chanson l'idole des jeunes . l'anniversaire est bien le 15 juin je pensais que son anniversaire c'était aujourd'hui , c'est une erreur mais je laisse cette vidéo ça vous donnera le temps de la voir d'ici le 15 juin .>>


              


Les gens m'appellent l'idole des jeunes
Il en est même qui m'envient
Mais ils ne savent pas dans la vie
Que parfois je m'ennuie
Je cherche celle qui serait mienne
Mais comment faire pour la trouver
Le temps s'en va, le temps m'entraîne
Je ne fais que passer
Dans la nuit je file tout seul de ville en ville
Je ne suis qu'une pierre qui roule toujours
J'ai bien la fortune et plus et mon nom partout dans la rue
Pourtant je cherche tout simplement l'amour
Plus d'une fille souvent me guette
Quand s'éteignent les projecteurs
Soudain sur moi elles se jettent
Mais pas une dans mon cœur
Dans la nuit je file tout seul de ville en ville
Je ne suis qu' une pierre qui roule toujours
Il me faut rire et danser puis le spectacle terminé
S'en aller ailleurs au lever du jour
Les gens m'appellent l'idole des jeunes
Il en est même qui m'envient
Mais s'ils pouvaient savoir dans la vie
Combien tout seul je suis
Combien tout seul je suis



chanson de Georges Brassens belle dame parole de Henri Contet et la musique de Paul Durand .

 

Chanson de Georges Brassens belle dame parole de Henri Contet et la musique de Paul Durand .


                 

Belle dame

Dans le pays de mon enfance
Tout plein de tilleuls embaumés
Il existait près du clocher
Un joli château renaissance.

La châtelaine avait seize ans
Et l'air de sortir d'un roman.

Belle dame
C'est le nom que l'on vous donnait.
Belle dame
Mon Dieu comme il vous convenait.

On lisait dans vos yeux
Les noms des rois de France
Et vous portiez, comme eux
Couronne de prestance

Belle dame
Le jour on tremblait devant vous.
Belle dame
Et le soir on rêvait de vous.

Pour vous, la vie a été dure
Puisque le château fut vendu
Et que, pour vivre tout menu
Vous faites travaux de couture

Et vous portez, même en hiver
Le même tailleur en drap clair.

Belle dame
J'ose vous demander enfin
Belle dame
Un morceau de votre chagrin

C'est tout ce que je veux
Donnez-moi votre peine
Je sais pleurer pour deux
Et vous re-serez reine.

Belle dame
Vous qui avez tant de bonté
Belle dame
Faites-moi cette charité.


dimanche 7 juin 2026

Charles Dumont 1972 1974 (vinyle)

 




                 

Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises chansons. Ce qui y est dit importe peu quelquefois. La musique peut être de piètre qualité. Certaines nous touchent, nous émeuvent, nous font vibrer à un moment donné de notre vie. Elles viennent du passé, se projettent dans le futur, nous racontent notre histoire. Elles sont là pour nous connecter à nos émotions. Toutes ont le mérite d'exister. bon son Je suis comme tous les autres : (00:03) 1974 j'ai besoin de légendes : (02,30) 1974 je me souviens de toi : (06:32) 1974 crève-cœur : (08:31) 1973 c'est fou de t'aimer : (11:38) 1973 mon dieu : (14:43) 1973 une femme : (18:28) 1973 les maudits : (21:02) 1973 les amants de théâtre : (24:06) 1973 je m'en remets à toi : (26:36) 1973 la ville s'allume : (29:28) 1973 ce n'est pas ça l'amour : (32:28,5) 1973 de corps à cœur : (35:26) 1973 ici, ailleurs : (37:21) 1973 tu tends les bras à l'homme de joie : (40:18) 1973 mon amour : (43:39) 1972 les snobs : (47:04) 1972 une aventure : (50:19) 1972 ta cigarette après l'amour : (53:10) 1972 demain, pourquoi pas : (56:18) 1972 le fils prodigue : (59:58) 1972 ce soir, il neige : (01:04:21) 1972 prends l'amour : (01:06:48) 1972 comme une fugue de bach : (01:09:50) 1972