lundi 24 août 2026

Charles Aznavour - Double 45 trs stéréo Barclay 61014/61015 (1969)

 





                  

1 - 00:00 La lumière 2 - 03:34 Désormais 3 - 06:47 Je n'oublierai jamais 4 - 11:56 L'amour

La lumière
C'est un bonheur incandescent
Qui coule en mon âme et mon sang
Près de toi
La lumière
C'est mille soleil inconnus
Qui m'aveuglent, offrant à ma vue
Tant de joie
La lumière
Dont la clarté métamorphose
Le monde, les gens et les choses
Pour moi
Quand sur un univers plus grand
Les portes s'ouvrent à deux battants
Pour moi
Et que tu es dans mes bras
La lumière
Irradiante de tout ses feux
Fait que même en fermant les yeux
Je te vois
Tout prend alors une autre forme, une autre vie
Pour me griser, pour m'étourdir
Et sur mon corps
Quand je te serre à l'agonie
Tu fais entrer
Tu fais jaillir
La lumière
La lumière
La lumière
Dont la clarté métamorphose
Le monde, les gens et les choses
Pour moi
Quand sur un univers plus grand
Les portes s'ouvrent à deux battants
Pour moi
Et que tu es dans mes bras
La lumière
Irradiante de tout ses feux
Fait que même en fermant les yeux
Je te vois

Désormais
On ne nous verra plus ensemble
Désormais
Mon cœur vivra sous les décombres
De ce monde qui nous ressemble
Et que le temps a dévasté
Désormais
Ma voix ne dira plus "je t'aime"
Désormais
Moi qui voulais être ton ombre
Je serai l'ombre de moi-même
Ma main de ta main séparée
Jamais plus
Nous ne mordrons au même fruit
Ne dormirons au même lit
Ne referons les mêmes gestes
Jamais plus
Ne connaîtrons la même peur
De voir s'enfuir notre bonheur
Et du reste désormais
Désormais
Les gens nous verrons l'un sans l'autre
Désormais
Nous changerons nos habitudes
Et ces mots que je croyais nôtres
Tu les diras dans d'autres bras
Désormais
Je garderai ma porte close
Désormais
Enfermé dans ma solitude
Je traînerai parmi les choses
Qui parleront toujours de toi
Jamais plus
Nous ne mordrons au même fruit
Ne dormirons au même lit
Ne referons les mêmes gestes
Jamais plus
Ne connaîtrons la même peur
De voir s'enfuir notre bonheur
Et du reste désormais
On ne nous verra plus ensemble
On ne nous verra plus ensemble
On ne nous verra plus ensemble

Quand on a 18 ans
Des amis merveilleux
Fainéants
Pique-assiettes et que l'on est comme eux
Pas bégueules
On va dans les salons
Snobinards et dorés
Jouer
Les anarchistes aigris, les révoltés
Forts en gueules
Je n'oublierai jamais
Le troupeau de crevards
Hirsutes et mal lavés
Arrivant quelque part
Assaillant le buffet
Et jetant au hasard
Les pattes dans les mets
Sous de tristes regards
De détresse
Je n'oublierai jamais
Nos hurlement d'horreur
En voyant des objets
Des tableaux de valeur
On se montrait exprès
Goujats et monstrueux
Et puis l'on décampait
Sans merci, ni adieu
À l'hôtesse
On se voulait cyniques
Exécrables, et pourtant
Nous étions romantiques
Faits de chair et de sang
De faiblesse
Je n'oublierai jamais
Je n'ai pas de remords
Et recommencerais
Si je tenais encore
Ma jeunesse
À l'époque on était
De joyeux rigolos
Plus ou moins
Attachés
À de vagues journaux très obscurs
Philosophes, écrivains
Poètes d'occasion
Illustres inconnus
Néanmoins
Nous avions la dent dure
Je n'oublierai jamais
Nos merveilleux festins
Près des tonneaux percés
D'où pissait le bon vin
Quand nous étions vautrés
Dessus ou bien dessous
Que le jus nous coulait
Dans le nez, dans le cou
Les entrailles
Je n'oublierai jamais
Nos cris et nos serments
Nos discours enflammés
Sur le désarmement
Nos folles équipées
Nos courses éperdues
À travers un quartier
Qui nous crachait dessus
Nos batailles
Les filles à la page
Qui partageaient nos jours
Et faisaient le ménage
La cuisine, et l'amour
Tendres cailles
Je n'oublierai jamais
Ce que j'ai vu s'enfuir
Je n'ai pas de regrets
Car j'ai des souvenirs
En pagaille

« L'amour »

Il est la réponse aux questions
De nos âmes inquiètes
Et le maître des sensations
Qui blanchissent nos nuits
Terre de force et de faiblesse
Semée de haine et de tendresse
L’amour
Il est le pôle d’attraction
Qui fait tourner les têtes
Et parfois selon l’occasion
Le chat et la souris
Mais conscient de ses privilèges
En fin de compte il est le piège
L’amour, l’amour

L’amour, l’amour, l’amour
L’amour, l’amour
Mon amour

On ne sait comment il fleurit
Ni soudain pourquoi il s’achève
Souvent il prolonge les rêves
Parfois il écourte la vie
Il est la folle incarnation
De nos idées abstraites
Le chef-d’œuvre de perfection
D’un auteur de génie
Il est fait d’ombre et de lumière
Ce mal qui nous est nécessaire
L’amour, l’amour

L’amour, l’amour, l’amour
L’amour, l’amour
Mon amour