dimanche 12 juillet 2026

Georges Brassens : La liberté silencieuse

 




                 

Il y a des artistes dont les chansons traversent le temps sans jamais vieillir. Derrière une guitare, une moustache et une voix calme, Georges Brassens a bâti une œuvre d'une profondeur rare. Dans ce nouvel épisode de podcast, nous prenons le temps de suivre l'homme derrière la légende. De son enfance modeste dans le Sud à la dureté de la guerre, découvrez comment s'est forgé son regard unique sur le monde : une ironie douce mêlée de tendresse, une provocation sans haine et une exigence littéraire absolue. Brassens n'a jamais cherché le bruit ni la globie ; il est resté fidèle à lui-même, libre et indépendant, refusant les mensonges pour chanter le vrai. Plongez dans l'histoire de ce troubadour moderne dont l'héritage moral et musical résonne encore avec force aujourd'hui. Dites-nous en commentaire : Quelle est votre chanson préférée de Georges Brassens et pourquoi vous touche-t-elle encore aujourd'hui ? Vous avez aimé cet épisode ? Pour soutenir le podcast, n'oubliez pas de vous abonner à la chaîne, de laisser un un pouce bleu et d'activer la cloche pour ne manquer aucun des prochains épisodes ! À très bientôt ! #GeorgesBrassens #ChansonFrançaise #Podcast #Poésie #Musique #Histoire #Culture

L'italien (Jean‑Loup Dabadie/Jacques Datin) par Eric Nicol

 

L'italien (Jean‑Loup Dabadie/Jacques Datin) par Eric Nicol      


                    


C'est moi, c'est l'Italien
Est-ce qu'il y a quelqu'un?
Est-ce qu'il y a quelqu'une?
D'ici, j'entends le chien
Et si tu n'es pas morte
Ouvre-moi sans rancune
Je rentre un peu tard, je sais
18 ans de retard, c'est vrai
Mais j'ai trouvé mes allumettes
Dans une rue du Massachussetts
Il est fatiguant, le voyage
Pour un enfant de mon âge
Ouvre-moi, ouvre-moi la porte
Io non ne posso proprio più
Se ci sei, aprimi la porta
Non sai come è stato laggiù
Je reviens au logis
J'ai fait tous les métiers
Voleur, équilibriste
Maréchal de logis
Comédien, braconnier
Empereur et pianiste
J'ai connu des femmes, oui mais
Je joue bien mal aux dames, tu sais
Du temps que j'étais chercheur d'or
Elles m'ont tout pris, j'en pleure encore
Là-dessus le temps est passé
Quand j'avais le dos tourné
Ouvre-moi, ouvre-moi la porte
Io non ne posso proprio più
Se ci sei, aprimi la porta
Diro come è stato laggiù
C'est moi, c'est l'Italien
Je reviens de si loin
La route était mauvaise
Et tant d'années après
Tant de chagrins après
Je rêve d'une chaise
Ouvre, tu es là, je sais
Je suis tellement las, tu sais
Il ne me reste qu'une chance
C'est que tu n'aies pas eu ta chance
Mais ce n'est plus le même chien
Et la lumière s'éteint
Ouvrez-moi, ouvrez une porte
Io non ne posso proprio più
Se ci siete, aprite una porta
Diro come è stato laggiù
Ouvrez-moi, ouvrez une porte
Io non ne posso proprio più
Se ci siete, aprite una porta
Diro come è stato laggiù

samedi 11 juillet 2026

Gilbert Bécaud - EP stéréo La voix de son maître EGF482 (1960)

 






              


1 - 00:00 L'absent 2 - 03:24 Galilée 3 - 06:01 Sacrée fille 4 - 08:52 Je te promets

Qu'elle est lourde à porter, l'absence de l'ami
L'ami qui tous les soirs venait à cette table
Et qui ne viendra plus, la mort est misérable
Qui poignarde le cœur et qui te déconstruit
Il avait dit un jour "lorsque je m'en irai
Vers les lointains, pays au-delà de la terre
Vous ne pleurerez pas, vous lèverez vos verres
Et vous boirez pour moi à mon éternité"
Dans le creux de mes nuits, alors, je voudrais bien
Boire à son souvenir pour lui rester fidèle
Mais j'ai trop de chagrin et sa voix qui m'appelle
Se plante comme un clou dans le creux de ma main
Alors je reste là, au bord de mon passé
Silencieux et vaincu, pendant que sa voix passe
Et j'écoute la vie s'installer à sa place
Sa place qui pourtant demeure abandonnée
La vie de chaque jour aux minuscules joies
Veut remplir à tout prix le vide de l'absence
Mais elle ne pourra pas, avec ses manigances
Me prendre mon ami pour la seconde fois
Qu'elle est lourde à porter, l'absence de l'ami
Qu'elle est lourde à porter, l'absence de l'ami

J'ai quitté la Galilée pour revenir en Galilée
J'ai franchi mille pays pour m'en revenir jusqu'ici
En Galilée, en Galilée
Salut parents, j'ai fait le tour de la terre
Nuit et jour j'ai le ballon de la marche journalière
Tout va tour, ça les content, j'ai ramené mes chimères
Salut parents, me voici fort une fête
Le revoilà votre enfant qui vous fit tourner la tête
En faisant des pirouettes tout autour de la planète
J'ai quitté la Galilée pour revenir en Galilée
J'ai franchi mille pays pour m'en revenir jusqu'ici
En Galilée, en Galilée
J'étais parti sur le dos d'un petit âne
Je reviens dans mon pays sur ma terre capitaine
Au volant de mon carrosse où s'accrochent tous les gosses
J'étais parti comme un pauvre misérable
Je reviens poches remplies d'une fortune incroyable
Et demain j'aurai bâti un palais sur notre étable
J'ai quitté la Galilée pour revenir en Galilée
J'ai franchi mille pays pour m'en revenir jusqu'ici
En Galilée, en Galilée
C'est bien fini la charrette sur les pentes
Les deux veaux, les deux brebis, la charrue brinquebalante
Et tant mieux c'est bien fini les moissons des copains jantes
J'ai commandé les tracteurs les plus modernes
Les silos et des greniers aussi grands que des casernes
Et bientôt j'amènerai des torrents vers les citernes
J'ai quitté la Galilée pour revenir en Galilée
J'ai franchi mille pays pour m'en revenir jusqu'ici
En Galilée, en Galilée
Venez copains, venez danser dans ma grange
Dansera qui voudra bien parmi les cageots d'oranges
Car j'ai là le meilleur vin qui fera chanter les anges
Venez copains dans la ronde des barriques
Chantera qui voudra bien la rengaine ou le cantique
Et que la main dans la main elle éclate la musique
J'ai quitté la Galilée pour revenir en Galilée
J'ai franchi mille pays pour m'en revenir jusqu'ici
En Galilée, en Galilée


Sacrée fille
Sacrée fille
Que tu es
Rien que fille
Plus que fille
Que tu es
Griffe douce
Lèvre douce
Tu te couches
N'importe où
Sacrée fille
Sacrée fille
Tu t'en fous
Même à moi qui n'étais rien
Qu'un ami
Tu as ouvert les jardins
De ton lit
Copin
Copin
Sacrée fille
Sacrée fille
C'est malin
Sacrée fille
Sacrée fille
Tu me tiens
Pourtant l'homme
Le grand homme
Enfin l'homme
C'était moi
Sacrée fille
Sacrée fille
Et voilà
Je n'ai plus soif
Ni peur ni faim
Que de toi
Je ne pense plus à rien
Rien qu'à ça
Rien qu'à ça
Qu'à ça
Sacrée fille
Sacrée fille
Crâne pas
Sacrée fille
Sacrée fille
Moque pas
Va pas croire
À la gloire
Des victoires
Sans combat
Car les filles
Moi les filles
J'aime ça

Je te promets

Je te promets de beaux rivages
Quand l'océan sera calmé
Je te promets une île sage
Quand le grand vent sera tombé
Du fond de la vague
Il jaillira notre bateau
Du fond de la vague
Nous reviendrons pavillon haut

Je te promets des pierres blanches
Pour la maison de nos amours
Des chandeliers à mille branches
Qui brûleront pour nos amours
Du fond de la vague
Il jaillira notre bateau
Du fond de la vague
Nous reviendrons pavillon haut

Je te promets que l'on va rire
On rira bien de nos ennuis
Quand le meilleur vaincra le pire
Quand le grand vent sera puni
Du fond de la vague
Il jaillira notre bateau
Du fond de la vague
Nous reviendrons pavillon haut

Je te promets de beaux rivages
Je te promets de beaux rivages
Je te promets
Je te promets
Je te promets