Yves Montand chante "le chant des Partisans" à l'Olympia le 12 février 1974 lors d'une soirée de solidarité avec les réfugiés chiliens, soumis à la dictature fasciste de Pinochet depuis le coup d'état survenu quelques mois plus tôt le 11 septembre 1973. Mais un peu plus tard le 25 avril 1974, les oeillets rouges fleuriront au Portugal... N'oublions pas que la liberté est fragile, même en Europe où on la pense acquise pour toujours...
Ce chant est né à Londres en mai 1943. La musique, composée par Anna Marly, viendrait d’une mélodie russe. L’air plut à Joseph Kessel, qui cherchait un indicatif à l’émission « Honneur et Patrie ». Il décida donc, avec Maurice Druon, d’écrire de nouvelles paroles. La mélodie fut régulièrement diffusée par la BBC, et les paroles furent imprimées clandestinement dans les « Cahiers de la Libération », puis distribuées en France. Ce chant devint rapidement l’hymne de la Résistance contre les Nazis. Yves Montand le reprendra en 1955, dans un album sur les chansons populaires de France.
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Le chant des Partisans
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ohé ! partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme !
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes…
Montez de la mine, descendez des collines, camarades
Sortez de la paille, les fusils, la mitraille, les grenades…
Ohé ! les tueurs, à la balle ou au couteau tuez vite !
Ohé ! saboteur, attention à ton fardeau… dynamite !
C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères,
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère…
Il y a des pays où les gens au creux du lit font des rêves
Ici, nous, vois-tu nous on marche et nous on tue, nous on crève…
Ici, chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe…
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain, du sang noir séchera au grand soleil sur les routes.
Sifflez compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute…
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